C'était il n'y a pas si longtemps que ça, un homme d'une quarantaine d'année et d'une carrure assez sportive rentrait dans une boutique d'armes. Il était habillé d'un costume cravatte noir, avec une chemise blanche et tenait son attaché case dans la main droite. Il ne prétait aucune attention au vendeur qui le regardait du coin de l'oeil tout en continuant d'astiquer une dague.
Notre homme ne savait pas ce qu'il voulait exactement, un poignard, ou une arme à feux. Il cherchait. Il voulait une arme pas trop encombrante mais facile à manier et surtout silencieuse.
Au bout de 10 minutes, le vendeur lui demanda ce qu'il voulait.
- C'est simple, dit-il, je veux une arme pour me défendre.
Il n'allait tout de même pas lui dire qu'il comptait tuer quelqu'un...
Son coeur battait la chamade, il n'apréciait pas ce long silence où le vendeur le regardait fixement. Il se demandait si le vendeur avait compris. Afin de cacher sa gêne et de montrer plus d'assurance il se redressa.
- J'ai ce qu'il vous faut.
Il alla chercher un révolver de taille moyenne.
- Tenez, dit-il en lui tendant le révolver. Et voici un holster pour l'accrocher. Elle ne se verra pas. Cela vous fera 200€.
- Il sait ! pensa-t-il. Non ce n'est pas possible, sinon il ne me vendrait pas son arme, quoi que je suis un client, il s'en fou de ce que je vais en faire du moment qu'il a son fric. Très bien dit-il en prenant le flingue, voici l'argent.
Il mit le holster et y accrocha l'arme. Le vendeur avait raison, elle ne se voyait pas. On aurait dit qu'elle était à sa place et elle ne le dérangait pas. C'était comme si elle avait été toujours là. Il remercia le vendeur et sortit dans la rue.
Le soleil s'était déjà couché, il faisait déjà noir. Sa montre indiquait 20h. Il serait un peu en avance, mais n'accéléra pas le pas. Il ralentit, des gouttes de sueurs perlaient sur son front et sa nuque. Il avait peur. Il n'avait jamais tué une personne, mais là, s'il ne le tuait pas, c'est lui qui le tuerait il en était sur. Il tourna dans une ruelle étroite et peu éclairé et c'est là qu'il le vit. Il se tenait là, debout, au millieu de la rue, les bras croisés. Il cru que son coeur s'était arrêté de battre. Il manquait d'air, il dénoua sa cravatte et défie le premier bouton de sa chemise afin de dégager sa gorge et déglutit avec peine. Mais il ne voulait pas lui montrer sa peur.
- Bonsoir, dit-il, vous êtes en avance...
- Tu as le compte ? demanda l'autre homme d'un tons sec.
Il ne savait plus où se mettre. Il se demandait comment lui dire que son attaché case ne comptait pas la somme qu'il voulait. Faut dire que 150 millions d'euros ne sont pas à la porté de tous.
- Mais bon sang ! Que compte t-il faire avec une somme pareil ? se demandait-il. Bon, je ne dois pas perdre de temps, c'est maintenant où jamais !
Il posa l'attaché case à coté de lui et dans un mouvement rapide, il dégaina son arme.
- Il y a, comme vous pouvez le remarquer, un petit changement dans ce qui était prévu. dit-il dans une voix légèrement guillerette.
Il était fièr, il l'avait eu par surprise, mais ce qu'il ne remarqua pas à cause du manque d'éclairage, c'est que son maître-chanteur souriait. On aurait même dit qu'il se retenait de rire quand soudain deux grand gaillards apparurent a ses côtés.
- J'étais sûr que tu ferais une connerie pareil ! C'est pourquoi je ne suis pas venu seul comme ce qui était convenu.
En les voyant arriver, notre cher hommeen eu le souffle coupé. La main qui tenait le révolver commença à trembler quand ils sortirent tout deux un gun. C'étaient des proffessionnels et lui c'était la première fois qu'il touchait un révolver de sa vie, sauf un en plastique quand il était encore qu'un enfant. Mais là ce n'était pas un jeu, les balles ne seraient pas en caoutchouc et s'ils lui tiraient dessus, il ne se relèverait pas en disant : "On reccommence ? Mais cette fois c'est moi qui gagne !". Non, là sa vie en dépendait, alor il fît une chose terrible, sans doute la plus grande erreur qu'il ait jamais faite et la dernière. Un coup de feu retentit et son maître-chanteur recula d'un pas. Sous le choc, il se pris le bras droit dans son autre main et exerça une forte pression afin de stopper l'hémorragie. Il avait mal et dans une terrible haine il hurla :
- Tuez-le !
Sur ces mots, ses acolytes dirigèrent leur arme vers notre cher monsieur.
Il ne s'enfuit pas, il était paralysé par la peur. Il avait mal visé et cela lui coûterait la vie.
Un premier coup de feu retentit et il reçut la balle en plein ventre. Il était plié en deux par la douleur. Un deuxième. Il se retrouva par terre et n'entendit pas les suivants, à la place il entendait un son continu et aigu. Son corps se soulevait à chaque impact de balles. Sa vue diminuait, il regardait le ciel sans lune et étoilés. Il pensait à sa femme et sa fille qui l'attendaient pour dîner. Dans un dernier effort, il prit leur photo et la regarda. Il l'avait tachée de sang mais on distinguait clairement sa fille jouant à la poupée avec sa mère. Il souria et porta la photo à sa bouche et mouru en disant dans un souffle :
- Pardonnez-moi mes chéries...
Par chance pour les autres, un fleuve passait tout près et les deux gaillards y jetèrent le corps inerte de notre homme. Ils ne prirent pas soin de le prendre avec des gants car l'eau se chargerait d'effacer toute empreinte.
Ils rejoignirent ensuite leur chef et l'aidèrent à monter dans une voiture garée au bout de la rue.
C'est ainsi qu'une famille fût détruite et qu'un crime restera impuni.



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